Les écoles de brousse
Vous êtes ici : Accueil > Education - Formation > Ecoles de brousse

Pourquoi des cantines scolaires ?

  Les cantines sont très importantes tant au niveau de la scolarisation que de la santé.
En effet il a été prouvé que la mortalité infantile était en régression dans les foyers où les mamans avait suivi une scolarité normale car elles étaient mieux préparées à leur future vie de mère.
Grâce aux cantines, les familles sont assurées que les enfants auront au moins un repas par jour ce qui incite les parents à les envoyer à l'école.

La plupart des enfants ont un trajet quotidien de 8 à 12 km. Il est matériellement impossible qu'ils retournent à l'école l'après-midi, s'ils doivent rentrer chez eux pour manger.

Pour la création d'une cantine nous avons mis en place un cahier des charges avec différents critères à respecter. Outre la motivation des parents, enseignants et autorités communales, Les Enfants de l'Aïr de leur côté s'engagent :

  • à fournir la nourriture sur 3 ans, en totalité la 1° année et de façon dégressive sur les 2 années suivantes,
  • à aider financièrement à la construction d'un local de stockage avec la  participation du village,
  • à fournir des ustensiles de cuisine,
  • à aider financièrement, si nécessaire, à la construction d'un puits pour l'école avec la participation du village,
  • à aider à la création d'un jardin scolaire grâce à un apport de semences de notre part,
  • à envisager les possibilités de constituer un troupeau pour l'école.

Pour assurer la pérennité de la cantine après désengagement des Enfants de l'Aïr, les parents doivent, dès la première annuité, s'engager à verser une somme modique par enfant. Les mamans s'engagent  à tour de rôle à faire le repas (expérience déjà réussie dans d'autres villages). Le but est que ces cantines soient autonomes au bout de la 3e année, le financement pouvant être complété par la vente des surplus de légumes et des chevreaux, s'il y a troupeau.

  Nous avons donc dès l'année scolaire 2007-2008 mis en place notre projet cantine scolaire mais il s'est avéré important et évident de compléter ce projet en les aidant à construire une école.

Ecole d'Echkar-Tagaza

  Echkar-Tagaza est un petit village enclavé situé à 200 km au Sud–Est d’Agadez, à 130 Km au Nord–Est de Tanout à 80 km à l'Est de Tagdofat.

Ce village est composé de 30 familles d’éleveurs qui ont perdu partiellement ou totalement leur cheptel suite aux sécheresses et dégâts causés par des pluies.
Ces familles, de tradition nomade, ont donc été contraintes à se sédentariser et se sont fixées autour d’un puits traditionnel foncé dans les années 1955.
La population totale du campement est de 1200 habitants.

Une école créée en 2006-2007 est implantée dans ce village avec une classe et un logement du directeur en paillote pour un effectif d'environ 50 élèves dont 1/3 de filles.

Les conditions de travail sont difficiles, tant pour les élèves assis à même le sol que pour l'enseignant obligé de se tenir accroupi.

Ces élèves, dont les familles très mobiles se trouvent jusqu'à 50, 80 et même 100 km de l’école, sont pris en charge provisoirement par les habitants du village (hébergement et repas).

Lorsque nous nous sommes rendus sur place en 2007 et début 2008, nous avons pu constater le dénuement total dans lequel se trouve cette population.

Les travaux de construction de l'école

  Nous avons convenu avec les responsables de construire un logement du maître, 2 dortoirs, une cuisine et son local de réserve, des latrines, un mur d'enceinte en «banco» (construction traditionnelle en terre argileuse) et une classe en dur, un projet devenu fédérateur au niveau de toute l'association car toutes les commissions : scolaire, santé, femmes, agriculture, santé animale, participent à son développement.
Ces travaux ont débuté dans le courant de l'année 2008, les locaux étant opérationnels pour la rentrée 2008/2009. Le convoi de janvier 2009 a permis d'équiper la salle de classe de tables et bancs.

Un problème crucial : l'eau

  Lors de notre première visite il n'existait qu'un seul puits, utilisé à la fois par les animaux et par les humains et souvent en situation de pénurie.
Veolia ayant accepté de participer au financement, notre commission Agriculture a été chargée de développer un projet adapté aux besoins de la population alentour, de la case de santé et de l'école.

 

 

Le projet est aujourd'hui terminé et la population a pu découvrir et utiliser ces nouvelles installations clôturées pour éviter toute présence des animaux qui disposent d'un second puits.

Une pompe à traction manuelle Volantat, un château d'eau pour la réserve et un réseau d'adduction alimentent à la fois la case de santé et l'école.

  Retour haut de page                                                                             Plan du site
Nous connaitre Santé Éducation / Formation Agriculture Logistique / Maintenance
Zones d'activités
Niger Guinée Mali