Programme de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale
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Présentation du projet

Localisation : District sanitaire de Tanout (Niger)
DUREE : 3 ans de 2013 à 2015
FINANCEMENT : Fondation SANOFI-ESPOIR
NIGER
Superficie 1 267 000 km2, à moitié désertique
Nb habitants (pluriethnique) 13 044 973
République démocratique en 2010
Seuil de pauvreté (<1$/jour) 65% de la population rurale
Analphabétisation 83% des femmes
Part du budget de l’Etat réservée à la santé en 2010* < 10 %
Natalité 47,70 ‰ 
Age médian des filles au 1er mariage 15 ans
Indice synthétique de fécondité 7,1 enfants par femme
Mortalité infanto-juvénile 81 ‰

* Contrairement à la déclaration d’Abuja : engagement des pays membres de la CEDEA0, sous l’égide de l’OMS , à consacrer 15% de leur budget national aux dépenses de santé.

 

Le District Sanitaire de Tanout

regroupe une population de 532 000 habitants, compte un hôpital de district et 31 centres de santé dont 6 sont équipés d’une maternité ; 81 % de la population est rurale et parfois très éloignée d’une structure de soins.
A titre indicatif, la participation de l’Etat au financement du PDSD de Tanout 2008-2012 n’est que de 11%.

Constat et contexte qui justifient la mise en place du programme ou sa poursuite

Dans le district de Tanout, en 2008, on constate :

648 décès maternels pour 100 000 naissances
un taux de mortalité néonatale de 33 pour 1000 naissances.

L’idée d’un projet de Lutte contre la Mortalité Maternelle et Néonatale a émergé des discussions entre EDA, les soignants et les autorités de la Santé, projet qui devait s’intégrer dans le PNDS et les plans d'actions du district, en utilisant les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé.

De nombreux facteurs médicaux, sociaux et structurels se combinent pour expliquer ces taux très élevés de mortalité maternelle et néo-natale, facteurs qu’il importe de bien connaître avant de décliner un plan destiné à les combattre.

- causes médicales directes : 2/3 des décès

• Pendant le travail et l’accouchement:

• Pendant la grossesse :


- causes médicales indirectes : 1/3 des décès sont dus à des pathologies concomitantes principalement : paludisme, anémie, hépatite, sida

- causes structurelles :

Résumé du Projet 

Objectifs du projet :

Objectif global : Renforcer les capacités de lutte contre les causes de mortalité maternelle et néonatale à chaque niveau de référence de la pyramide des soins

Objectif spécifique : Améliorer le niveau de connaissances et les capacités techniques du personnel soignant et la qualité des soins au niveau communautaire dans la prise en charge de la santé maternelle et néonatale.

Ce renforcement se décline par :

le soutien aux objectifs prioritaires de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale fixés dans les Plans Nationaux de Développement de la Santé et les Plans de Développement des Ressources Humaines.

l’amélioration et la valorisation des compétences des personnels de santé selon les protocoles SONU et PTME.

la mise à disposition des matériels nécessaires à l’augmentation des performances des plateaux techniques des structures de soins.

la sensibilisation de la société civile et du grand public à la santé maternelle et néonatale.

 

Contenu du projet

2.1 MATRONES DES VILLAGES ET DES CENTRES DE SANTE:

Toutes les formations sont réalisées par la sage femme major de l'HD

2.2 SAGES FEMMES ET AGENTS DE SANTE DES CENTRES DE SANTE

Toutes les formations sont réalisées par la sage femme major de l'HD

2.3 MATERNITES ET BLOCS OPERATOIRES

Public cible / bénéficiaires 

Les groupes cibles :

150 matrones formées et 150 déjà formées les années précédentes qui seront réévaluées ; les 150 nouvellement formées seront elles aussi réévaluées au bout de 1an. Elles sont encore souvent les seules intervenantes auprès des parturientes de brousse et auront comme rôle prépondérant d’inciter les femmes à suivre les consultations prénatales et de planification familiale ; elles devront aussi apprécier les risques de complication et l’intérêt d’un accouchement au CSI.

24 sages femmes des maternités des CSI qui, par la formation SONU et l'amélioration des plateaux techniques, auront plus de facilité à exercer leur métier

150 agents de santé des CSI qui, en l’absence de sages femmes, pratiquent les accouchements et qui par la formation SONU sur site, amélioreront leurs pratiques.

Les sessions de réévaluation-formation permettront d’adapter les lieux, les modalités et le contenu des formations et la pertinence de l’apport des matériels.

Bénéficiaires finaux :

79 800 femmes en âge de procréer et 9 300 nouveaux nés qui verront diminuer les risques de mort :

- par l'application des conseils de planification familiale afin d'espacer les naissances

- par une meilleure information sur l'utilité d'un suivi régulier pré et postnatal

- par un accouchement dans un CSI, entourées par une équipe soignante compétente.

- par la référence d'urgence vers un centre hospitalier en cas de complication grâce à la mutualisation des frais de transport

400 000 habitants des communes sensibilisés à la mortalité maternelle.

Pilotage, suivi et évaluation

Pilotage

Dans le district, l’équipe cadre de district, la sage femme formatrice, un épidémiologiste de la DRSP, le coordonnateur régional du programme national Maternité Sans Risque, les représentants des Coges des CSI, un représentant de l’ONG Agaji se réunissent pour une autoévaluation, chaque trimestre, afin de prendre acte des relevés des indicateurs, repérer les gasps et y remédier par la prise de mesures correctrices pour le trimestre suivant.

Supervision

L’équipe cadre du district reçoit de tous les CSI les données épidémiologiques de la santé maternelle et néonatale.Ils en tirent des tableaux statistiques trimestriels d’évaluation quantitative des taux de fréquentation et des indicateurs de morbidité et mortalité.

Le médecin chef de district a pour mission de superviser régulièrement les équipes soignantes des CSI et d’évaluer leurs pratiques selon des grilles d’analyse des protocoles de soins utilisés (SPT, PCIME) et d’établir des rapports de situation.

La situation sécuritaire actuelle ne permet pas l’envoi de référents d’EDA dans le district sanitaire de Tanout.

Pour autant, une réunion annuelle est fixée à Niamey avec le médecin chef de district, la sage femme formatrice, un représentant du Ministère de la santé et un du Ministère de la Promotion Sociale, un représentant de l’ONG Agaji, la chargée du programme à EDA, les responsables du pôle santé EDA. Cette réunion a pour objet d’évaluer les activités passées, de valider les contenus de formation et planifier les activités futures.

Evaluation externe

Des contacts ont été pris avec le Lasdel à Niamey ( www. lasdel .net )

Le LASDEL (Laboratoire d'Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local), créé en 2001 à Niamey par Jean-Pierre Olivier de Sardan, socioanthropologue, est un laboratoire de recherche en sciences sociales qui a pour axe principal l'analyse empirique des espaces publics et de la délivrance de services et biens collectifs ou publics en Afrique. Le LASDEL dispose de deux sites l’un à Niamey au Niger et l’autre à Parakou au Bénin. Le LASDEL entend contribuer à la constitution en Afrique même de pôles d'excellence en sciences sociales, sans céder aux facilités de la consultance. Le LASDEL lié à de nombreux réseaux et équipes scientifiques en Afrique et en Europe, est aussi une structure d'accueil pour des doctorants et chercheurs du Sud et du Nord.

Un projet de recherche sur la formation des matrones et la prise en charge des accouchements dans le district de Tanout a été acté en 2012. Cette approche sous l’angle socio anthropologique devrait voir l’émergence de nouveaux critères d’évaluation utiles pour les décisions stratégiques ultérieures.

Le suivi comptable et de gestion est réalisé à trois niveaux :

localement par l’ONG Agaji qui assure le transfert des fonds, recueille les pièces justificatives et adresse un rapport comptable trimestriel à EDA

contrôle des comptes, des engagements financiers et des pièces comptables par la chargée du programme, la trésorière d’EDA et le cabinet comptable externe

contrôle a posteriori par le commissaire aux comptes.

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